That Penniless Man

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That penniless man

With his big big smile

 

He tries to redeem

His life of contempt.

 

He lost every thing,

His belongings were gone.

He accused the world

Of stealing his glory.

His money, his fortune,

And the people, so adulatory,

All vanished away.

Life is just so aleatory.

 

That penniless man

With his life of contempt

 

He had everything

But he just could not see.

 

There were people who loved him,

Who would do anything

To create a better world

For him to live in.

With his hatred and scorn,

He frightened them away.

Their wounds went too deep,

He realised only too late.

 

That penniless man

Now he tries to redeem

With his big big smile

He travels far and wide.

 

He has an ear to listen

And the will to help,

His heart is full of kindness,

Now he has found himself.

 

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S’enfuir. R√©cit d’un otage, de Guy Delisle

S’enfuir. R√©cit d’un otage, de Guy Delisle

* The English version will be cooming soon *

Spoiler-freeS'enfuir

Edition : Dargaud

1ère publication : 2016

Langue : French

Genre : Graphic Novel, Non-Fiction

Pages : 432

 

Résumé

S’enfuir. R√©cit d’un otage raconte l’extraordinaire m√©saventure de Christophe Andr√©. Membre d’une ONG dans la region du Caucase, la nuit du 1er avril 1997 il est kidnapp√© par une bande tch√©tch√®ne. Cette date marque donc le d√©but d’une longue p√©riode de captivit√© pour Christophe. Oscillant entre la d√©faite et l’espoir, c’est l’incertitude qui gouverne ses journ√©es. Combien de jours va-t-il passer en captivit√© ? Va-t-il pouvoir √™tre pr√©sent au mariage de sa sŇďur? Va-t-il jamais jamais revoir ses proches ? C’est un r√©cit d√©chirant, parfois angoissant, parfois hilarant, parfois calme. Une chose est certaine, il ne vous laissera jamais¬†indiff√©rent.

Mon Avis

HostageSi je me retrouve ici √† donner mon avis sur ce roman graphique, c’est parce qu’il m’a¬†√©t√© gentiment envoy√© par Price Minister¬†pour¬†le projet #1blog1BD organis√© dans le cadre de La BD fait son festival. Il me serait impossible de les remercier √† suffisance, car¬†S’enfuir. R√©cit d’un otage est tut simplement¬†un de ces ouvrages dont la lecture¬†restera imprim√© dans ma m√©moire. Tout √† son int√©rieur m’a √©mue : ses couleurs, sa beaut√©, sa po√©sie, son histoire, ainsi¬†que son humanit√© douce et foudroyante.

C’est √† la suite de plusieurs rencontres avec Christophe Andr√© que Guy Delisle d√©cide de mettre main √† sa plume et √† sa tablette graphique pour raconter son histoire poignante.

Ce livre relate son histoire telle qu’il me l’a racont√©e.

Guy Delisle

La nuit entre le¬†premier et le¬†deux juillet, Christophe,¬†qui avait commenc√© sa premi√®re mission humanitaire il n’y a que trois mois, se couche t√īt apr√®s une soir√©e pass√©e √† c√©l√©brer le d√©part d’une coll√®gue. Il se trouve seul dans le b√Ętiment quand ses kidnappeurs arrivent. Le r√©cit, racont√© √† la premi√®re personne, prend la¬†forme d’un compte rendu lucide,¬†d√©crivant de mani√®re presque¬†anodine ces √©v√©nements extraordinaires. Mille fois rev√©cus, mille fois revus et r√©p√©t√©s, et √† chaque fois plus distincts et d√©taill√©s, ils¬†doivent maintenant √™tre fig√©s dans la m√©moire du protagoniste. Commence alors une longue p√©riode de captivit√©, dont la longueur est marqu√©e par les chiffres qui indiquent le nombre des jours pass√©s du fatidique premier juillet, et par les changements de lumi√®re. Les cases s’enchainent, le cadrage reste le m√™me ou presque; ce qui change, c’est la lumi√®re, qui indique le mouvement du soleil dans le ciel et le passage des heures de la journ√©e. On suit, comme le faisait Christophe, le reflet de la fen√™tre ensoleill√©e sur le mur, qui, lentement, bouge. La voix-off du protagoniste, qui raconte ses ressentis, nous arrive √©touff√©e, mais en¬†m√™me temps elle r√©sonne dans notre t√™te, comme elle le faisait dans la sienne. C’est un r√™ve, et plus qu’un r√™ve un cauchemar, mais qui est racont√© de mani√®re incroyablement po√©tique.

On y trouve aussi des moments hilarants, o√Ļ l’absurdit√© de la situation est rendue √©vidente et o√Ļ on se f√©licite que m√™me dans des circonstances pareilles¬†un homme peut √©prouver du plaisir et de la joie. Je pense notamment au moment quand Christophe ¬†imagine ses kidnappeurs √©changer avec leurs voisins et amis :

Est-ce que leurs invit√©s sont au courant qu’un otage est enferm√© dans la pi√®ce du fond ?

Alors, comment ça se passe avec votre otage?

Ma foi, pas de souci particulier, c’est un gars tranquille, on ne l’entend pas beaucoup ! On n’a pas a se plaindre.

Ou encore quand il d√©cide reprendre un peu de pouvoir dans sa vie d’otage :

Vodka ?!

Un mot que je comprends. J’h√©site un moment. Est-ce pactiser avec l’ennemi ? ‘Thank you.’ Non. C’est entretenir le moral des troupes.

(…)

‘Good night’

‘Good night’

J’imagine qu’ils venaient de recevoir une bonne nouvelle et qu’ils avaient √† cŇďur de la f√™ter. ‘Tiens, allons boire un coup avec notre otage…’ Good night. Oh l√† l√† ! O√Ļ tu vas ? Tu es attach√© √† un radiateur et tu leur dis gentiment ‘bonne nuit’… Ces types ne sont pas dans mon camps, ce sont mes ennemis, je dois les traiter comme tels. A partir d√®s maintenant, c’est fini les amabilit√©s avec des gars qui sont mes ge√īliers. Ces salopards peuvent tous aller se faire foutre!

Et qu’est ce qu’il fait la journ√©e apr√®s? Il accepte la cigarette qu’on lui offre, mais il ne dit pas merci. Et comment oublier le moment o√Ļ il arrive √† allonger son bras jusqu’√† de l’ail et qu’il le savoure intens√©ment. Ce sont ce petits moments, ces petites victoires personnelles et absurdes, comme se r√©jouir devant Lib√©ration¬†pour avoir bien compt√© les jours, qui rendent le plus la personnalit√© de Christophe et qui font la force, eux-aussi, de ce roman graphique .

Et que dire, sans rien spoiler, de la fin ? Le rythme s’acc√©l√®re, il devient anxiog√®ne. On retient le souffle. Et √† la toute fin, c’est la paix, les muscles se d√©contractent, la t√™te¬†s’all√®ge, se lib√®re, et on reprend √† respirer.

C’est une histoire √©mouvante, que saura vous toucher. Elle vous apprendra peut-√™tre des faits nouveaux, comme √ßa l’a √©t√© pour moi. Je vous invite donc √† la d√©couvrir, √† ne pas la rater.¬†S’enfuir. R√©cit d’un otage est un¬†grand coup de cŇďur pour moi!

French Edition

‚Äʬ†Price Minister¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬†‚Äʬ†Amazon¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬†‚Äʬ†Dargaud Website

English Edition

‚Äʬ†Amazon UK¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ‚Äʬ†Amazon US¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ‚Äʬ†Book Depository

 

Ma note : 20/20

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A Beautiful Swim

It is today seventy-eight years, eight months, and seven days that the San Franciscans wake up to the view of their spectacular vermillion bridge. This 3rd of February 2016, is not, however, a day of which history will probably preserve the memory. Today is merely the day when I finally start my blog.

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In the greater scheme of things, this does¬†not sound like big news. Indeed, it isn’t. My blog will be just a drop in the wide ocean that is already surrounding us. But the reason why I am creating it is not to follow¬†a plan¬†of conquest of the world (that will ensue at some other point in my life). No, this space will be a home for the mind, a harbour for my thoughts and ideas, where everyone is welcome to join if they wish to.

To start with, I should probably tell you a little something about myself.

The first thing that you should know is that books and story-telling have always accompanied me throughout my life. They have shaped the person who I am today. Thanks to them, I have been able to stretch the muscles of my imagination, I have travelled to remote times and places, created new worlds and lived many lives. To me, books represent a friend; a teacher; a source of advice and discovery that constantly adjusts the way I look at the world and myself.

Other than a reader, I’m also an¬†Italian student studying in England, that extraordinary country that has bewitched the hearts of¬†many. There, I study¬†French and Spanish, with a focus on literature and translation. Due to some strange coincidences and alignments of planets I currently find myself in San Francisco, in sunny California.

This alone¬†might explain why my first post started the way it did. ¬†But it’s also a little reference¬†to¬†the¬†first paragraph in Victor Hugo’s¬†The Hunchback of Notre-Dame. Why?¬†Because I’m trying to confer some authority to my blog by quoting some wise-sounding literary personality. Yes, but not only. There’s an actual connection between Hugo’s work and what I’m trying to say here. There is a chapter in the¬†novel that talks about the printing press. Hugo compares it to a magnificent monumental building, where each storey, addition and decoration corresponds to a contribution to the¬†giant mass that constitutes¬†human knowledge. I find this analogy fascinating and it¬†immediately¬†imposed¬†itself in my mind as soon as I placed¬†my fingers down on my keyboard to write this post.

This blog will¬†be my small addition to the building, an extension of the¬†profound relationship that I have with books and literature. What should you expect from it? Book reviews, literary discussions, comments and other reflections relating to¬†reading and writing. There’ll also be the¬†occasional unrelated post,¬†because you should never¬†impose rigid boundaries to a river that wants to¬†flow freely.

So, yes, today is not a day to remember for everyone. Today is just for myself. Today I set the first stone.

Today I join the ocean. And it will be a beautiful swim.